Solidarité Népal

Après les récents séismes, une longue période de reconstruction est nécessaire. Plusieurs villages sont ravagés et la région de Gorkha est particulièrement touchée. Nos partenaires népalais avec qui nous travaillons depuis 2006 ont pris la mesure de la situation et développent un réseau de soutien pour les villages de cette région. Leur objectif principal est de donner les moyens et conseils aux villageois pour leur permettre des conditions de vie acceptables. Venez en aide à travers un don. Les dons seront intégralement reversés aux partenaires d’International Teams France qui oeuvrent sur place.

eur
INTERNATIONAL TEAMS FRANCE
Sensibilisation

Y a-t-il encore besoin de mission transculturelle ?

Cours d'introduction à la missiologie. 
Par Benjamin Beckner.
Depuis 1990, plus de 50% des chrétiens dans le monde habitent l’hémisphère sud, un fait démographique sans précédant dans l’histoire de l’église. Le nombre de chrétiens et d’églises en Afrique, en Amérique Latine, et en Asie a dépassé celui de l’Europe et de l’Amérique du Nord il y a déjà plusieurs décennies.
 
Si le pourcentage de chrétiens par rapport à la population mondiale est resté stable depuis plusieurs siècles (environ 33%), le nombre et la variété de nations et de régions, de peuples et de langues représentés dans le corps de Christ sont en nette augmentation.
 
Grâce en grande partie au mouvement missionnaire moderne – lancé par le départ pour l’Inde en 1792 du Baptiste anglais William Carey – les couleurs, les cultures, les langues et les habitats du corps de Christ n’ont jamais été aussi divers.

 

 

 

 

 

 

 

 

Est-ce que cette diaspora du christianisme (surtout évangélique) annonce la fin du besoin de la mission transculturelle ?

 

Est-ce qu’on peut dire qu’il ne reste plus de peuplade ou de région non atteinte par l’Évangile qui ne se trouve pas en proximité d’un peuple évangélisé ?

 

 

 

 

 

 

  En ce qui concerne la mission mondiale, un paradigme qui est souvent avancé – très simpliste du point de vue sociologique et missiologique – est le suivant : « si chaque chrétien évangélise autant de ses concitoyens par an, et apprend à ceux et celles qui se convertissent par son témoignage à faire pareil, au bout de X années, tous les êtres humains auront eu l’occasion d’entendre l’Évangile au moins une fois ».

 

Le problème avec ce paradigme, c’est qu’il ne prend pas en ligne de compte les multiples barrières linguistiques, culturelles, religieuses, géopolitiques et géographiques qui existent dans notre monde et qui militent contre ce genre de logique. Il existe des peuples et des régions complètement isolés et fermés à toute intrusion de l’extérieur, et ce malgré les merveilles technologiques modernes de la télécommunication et du transport.

 

Un tiers de l’humanité habite dans des contextes où l’Église n’est pas implantée, et donc où il n’y pas d’accès à l’Évangile et au témoignage. Sans porte-parole transculturel, ces peuples et ces pays et ces villes n’auront pas l’occasion d’entendre l’Évangile, de se convertir, et ainsi de connaître Jésus-Christ, son pardon et la vie éternelle.    

 

Jésus, dans les évangiles, a laissé comprendre que la mission transculturelle vers toutes les ethnies continuera jusqu’à la fin des temps. C’est justement et uniquement lorsque cette mission sera achevée (et c’est Dieu le Père seul qui peut le déterminer), que « viendra la fin » :

« Cette Bonne Nouvelle du Royaume sera annoncée dans le monde entier pour que le témoignage en soit présenté à tous les peuples. Et alors viendra la fin »

(Mt 24.14, La Bible en français courant).