15
Oct

L’intérêt des envois individuels

 

Bonjour à tous,

Je fais rapidement les présentations : Fanny, 18ans, re 1ère année en fac de médecine à Tours, j’aime Le Seigneur, voyager et découvrir d’autres cultures.

Cet été j’ai eu la chance de passer un mois en mission en Roumanie, seule et avec une équipe. J’aimerais vous faire part de mon expérience pour vous encourager à vous lancer dans des projets avec le Seigneur et à lui faire confiance.

Depuis longtemps j’étais au courant que deux sessions de courte-mission de 10 jours se faisaient en Roumanie cet été. Initialement inscrite pour 10 jours, on m’a ensuite proposé de participer aux deux sessions et de rester sur place entre les deux. J’ai mis quelques jours à accepter redoutant un peu les jours que j’allais passer sans équipe, mais je savais pertinemment que je voulais me lancer dans cette aventure et j’ai eu la confirmation que c’est ce que le Seigneur voulait aussi. A partir de ce moment là tout s’est passé très vite, 1 mois plus tard j’étais en route avec la première équipe direction la ville d’Oradea pour aider dans la construction de maisons et pour évangéliser dans un village auprès de jeunes roumains recueillis et élevés chez des couples chrétiens après avoir perdu leurs parents ou avoir été abandonnés.
Le mois qui suivit fut le plus enrichissant de ma vie et les 10 jours entre les deux missions en équipe ont été les plus forts de mon séjour. C’est là où j’ai réellement pu approfondir de solides liens d’amitiés avec certaines personnes, où j’ai pu apprendre la culture et la langue mais aussi m’intégrer dans différentes équipes venues du monde entier. Mon temps avec les deux équipes françaises a aussi été très enrichissant et les moments de partage et de communion entre nous et avec les roumains resteront gravés en moi pendant très longtemps.
J’aimerais partager avec vous deux rencontres que j’ai faites :

  • Emmanuel est un jeune garçon du village, de 11ans. Les 10 premiers jours nous n’avons pas du tout parlé ensemble, ou très superficiellement. Ce n’est que lorsque je fut seule que nous avons pu commencé à avoir de bonnes discussions lorsque lui et ses copains venaient me voir pour m’apprendre le roumain. Après m’avoir dit qu’il croyait en Dieu mais ne lui parlait jamais, j’ai réellement eu conscience de notre utilité dans ce village. En effet, tous ces enfants et ces jeunes ont une éducation chrétienne et tout le confort matériel nécessaire, mais avec 15 enfants par maison le suivi personnel spirituel est très compliqué pour les parents. Notre présence  peut être une occasion pour les enfants de différencier ce que leurs parents leur ont enseigné sur Dieu et sa Parole et ce qu’ils croient réellement. Leur passé douloureux et les épreuves qu’ils ont vécues leur donnent cependant une maturité impressionnante qui permet des discussions profondes avec eux. Malgré son âge, Emmanuel est très intelligent et on a pu parler avec franchise de Dieu, du péché et de l’importance d’entretenir notre relation avec le Seigneur à travers la prière et la lecture de la Bible. C’est compliqué de décrire toutes ces discussions par écrit mais en tous cas j’ai vu ce petit gars se remettre en question et j’espère qu’un jour il réalisera réellement qu’il est pécheur et qu’il se tournera vers Jésus.
  • La deuxième rencontre que j’ai choisie de partager avec vous s’est faite durant la distribution de nourriture dans un camp tzigane. J’y suis allée à la hâte, en vêtements de travail, contrairement  à l’équipe anglaise qui m’accompagnait ce jour là. A notre arrivée il y a tout de suite eu un feeling particulier entre moi et une petite  tzigane de 9 ans environ, cheveux rasés et robe déchirée, qui marchait pieds nu au milieu de bouts de verre. Je ne sais pas si c’est mes vêtements sales et pleins de peinture qui l’ont attirée vers moi mais quoi qu’il en soit malgré les sollicitations du groupe, c’est à moi qu’elle a tenu à prendre la main et à m’accompagner un moment en me présentant chaque membre de sa famille. Ce fut un moment très touchant, voir le visage de cette petite fille si heureux alors qu’elle était dans la misère totale. C’est un des moments flagrants où on se rend compte quoi que l’on fasse lors d’une mission, on reçoit bien plus que ce que l’on donne.

Pour finir, j’aimerais vraiment insister pour vous encourager à vous lancer dans des projets avec le Seigneur. De ne pas avoir peur de votre âge, de votre confort financier (Dieu pourvoie, je confirme à 200%), de la non maîtrise de la langue, mais vraiment de vous remettre entre les mains du Seigneur et de vous laisser guider dans un esprit de service et d’amour. Je ne parle pas forcément de la mission à l’étranger, tout le monde n’a pas d’appel pour, mais pour reprendre La Parole : « quoique vous fassiez en parole ou en œuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus, en rendant par Lui des actions de grâce à Dieu le Père »(Colossiens 3:17)

Que toute la Gloire Lui soit rendue !

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